vendredi 4 novembre 2016

Communiqué : Ligne TER Nancy-Merrey : après les mots, le couteau dans le dos

         Jeudi 3 novembre 2016 est une date funeste pour la ligne TER Nancy-Merrey (ligne 14). Au cours d’une réunion, la Direction territoriale de la SNCF a annoncé l’arrêt de la circulation des trains  sur la ligne 14 (sur la partie au-delà de Pont-saint-Vincent) à partir du 19 décembre. Ils seront remplacés par des cars.

            Les élus régionaux du groupe « Les Patriotes – Front National » martèlent depuis des mois la nécessité pour la vitalité de nos territoires d’accroître les crédits régionaux alloués à la rénovation et à l’entretien des petites lignes ferroviaires pour empêcher leur fermeture.  La majorité de Philippe Richert acquiesçait.

En effet, Philippe Richert et David Valence, président de la commission des transports, défendaient ardemment les petites lignes ferroviaires à l’occasion de longs discours tout en concentrant les crédits sur des projets pharaoniques. Aujourd’hui, la vérité éclate ! La trahison de la majorité de droite emporte des conséquences incalculables. La SNCF et la majorité régionale, main dans la main, ont décidé d’abandonner la ligne Nancy-Merrey. La SNCF parce que lourdement endettée et parce que tenue par des contraintes gouvernementale et européenne qui la minent, la majorité UMP-UDI-Modem par choix politique. La région aurait dû intervenir en amont comme nous le préconisions. Maintenant que la décision d’arrêter la circulation en train a été prise, il y a très peu de chances que la circulation rouvre, contrairement à ce qu’affirme David Valence. L’expérience nous l’a quasi-systématiquement démontré. On espère que la situation ne reste que provisoire le temps de travaux longuement espérés.

            Axe de transport structurant de l’Ouest vosgien avec un arrêt à Mirecourt, Vittel ou à Contrexéville notamment, la ligne Nancy-Merrey a été achevée par le double discours des élus régionaux en place.

            Espérons que la SNCF revienne sur sa décision. La région peut lui forcer la main en apportant les financements nécessaires que nous exigeons depuis bien longtemps. La réalité l’a prouvé. Encore faut-il en avoir la volonté. Dans cette affaire, je déplore juste que le Front National n’ait pas été écouté bien qu’il avait vu juste. Une fois de plus.

Jordan Grosse-Cruciani
Secrétaire Départemental du FN Vosges
Conseiller Régional Grand Est




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