lundi 24 février 2014

Le dernier film de« Les Inconnus » démoli par les critiques : pourquoi tant de haine de la part de (toute) la presse?

Un trio encensé, adulé, des sketchs ciselés, des parodies détonantes, des répliques légendaires, des chansons mythiques, des films à se tordre.
« Epoustouflifliant ! »
Les années 90 ont été marquées par ces 3 comédiens : Bourdon, Legitimus, Campan. Un succès monstre, mérité. Les Français attendaient leurs émissions TV avec impatience.
Les sites de partage vidéos en attestent : même les publics qui n’étaient pas de cette époque saluent ces grands moments de rire.
Du rire vrai, enrobé dans du vrai talent.
Du grand spectacle créatif à la française.
Et porteur de vérités toujours d’actualité.

Bref, les Inconnus sont une référence éternelle, un marqueur incontestable de la culture française.

Mais pourquoi diable cette cascade d’éloges ?

Eh bien, figurez-vous que certains, auto-promus critiques spécialisés dans le cinéma, se sont ligués et, comme un seul homme, ont dézingué jusqu’à plus soif le dernier film des Inconnus.

Robert Charlebois, il y a longtemps, dans une de ses chansons, disait :  « Les critiques, ces ratés sympathiques… ». Le problème pourrait se clore avec cette assertion.
Mais le fait est que ce sont TOUS les critiques, de tous bords, qui ont flingué le film.

Une belle, ou plutôt sombre unanimité, comme s’ils s’étaient donné stratégiquement rendez-vous pour unir leurs forces morbides. En rivalisant de qualificatifs méprisants, voire haineux.

Cette violence, inhabituelle, généralisée, synchrone surprend. Presque surréaliste.

Florilège des titres :

 

La presse unanime et sans pitié pour démolir le dernier film des Inconnus : pourquoi ?


Dans les forums , les commentaires s’avèrent à l’opposé des critiques et saluent le film
 
 
 
 
Cette entreprise de démolition serait-elle une nouvelle façon de promouvoir un film ?...

Serait-ce un poisson d’avril ?...
Eh bien, non : la solution à ce « Les Inconnus Bashing », on la trouve insérée subrepticement dans l’un de ces articles.
 
 
Là, tout s’explique : Les Inconnus sont PO - PU - LAI - RES. Ils plaisent au peuple.


Le mal absolu, le pire des péchés : le peuple, et pis : le peuple des franchouillards !


Le « franchouillard populaire », vous savez, c’est celui avec le béret sur la tête et la baguette sous le bras, avec l’accordéon en fond musical…

Celui qui ne comprend rien, qui boit trop de pinard, qui conduit mal, qui bouffe trop d’antibiotiques, qui râle tout le temps, doublé d’un sale facho.

Celui qui ne comprend tellement peu de choses qu’il faut lui « décrypter » l’actualité dans les journaux TV et sur internet.

Celui qui ne comprend pas la subtilité des films afghanistano-patagoniens, dont seuls les critiques savent percevoir le 4è degré subcontemporain.

Et le franchouillard populaire c’est , au final, celui qui, bien entendu, n’a pas un atome de « noblesse » : un péquin, un piniouf, un serf, vous dis-je, vous ne comprenez donc pas ?

Donc, si ce franchouillard populaire dépourvu de noblesse aime Les Inconnus : alors beeerk, Les Inconnus !
D’où cette déferlante de haine. CQFD.

La presse française est allergique au peuple des franchouillards. On le savait mais, là, ça se confirme nettement.

Curieusement, Didier Bourdon dans un sketch parodie la préparation articulaire d’un politicien à une interview.

Il répète plusieurs phrases pour s’échauffer sur la lettre P, et il dit :

« Peuple, populaaaasse, troupeau de pecnots, tu pues, pollues et me répugne… »

On se souvient aussi qu’il a aussi moqué un critique de cinéma et de son époustouflifliant invité.
Bref les Inconnus ont moqué (et dénoncé) le Système.

Pas bien !


Jean-Bernard Fleck
Responsable de la riposte internet
 

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