jeudi 2 janvier 2014

Droit de Réponse à 2 articles dans l'Echo des Vosges

Droit de Réponse à deux articles dans l'Echo des Vosges et L'Abeille du 26/12/13
 
En lisant une page du numéro du 26 décembre de l’Echo des Vosges nous avons pensé que l’on commémorait un anniversaire de la "Pravda ", vieil organe de la propagande soviétique, en reproduisant un fac-similé à la sauce vosgienne.
 
Tout y est, les éditorialistes aux noms cachés derrière un pseudonyme dont seules les personnes autorisées ont l’identité. Les syndicalistes qui parlent de tout, et surtout de nous, au lieu de faire leur réel travail de syndicalistes, à savoir défendre les salariés si malmenés par les temps qui courent. Le taux de personnels syndiqués proche de 7% n’est pas étranger à cette désaffection. La critique systématique des médias qui ne sont pas dans l’idéologie totalitaire du bon vieux temps du communisme avec une seule voix, celle de la nomenklatura. La mise à l’index d’humoristes, tels Gaspard Proust, qui ose railler la Qatar, l’Iran ou la Syrie… bizarre, Bedos qui fait des adieux tous les ans et qui fait preuve de grossièreté, de sexisme, et se vautre dans l’insulte permanente, n’attire pas les foudres de nos apparatchiks.
 
Loin de nous l’idée de cautionner tous les propos des humoristes, mais nous nous rendons compte qu’à notre époque et avec des esprits aussi étroits, Pierre Desproges, Jean Yanne, Coluche ou les Inconnus  seraient " embastillés " séance tenante s’ils devaient commencer leur carrière aujourd’hui.
Quant à vous messieurs les syndicalistes de la CGT, auteurs d’un article qui parle de tout sauf de syndicalisme, puisque vous avez dans votre structure un Institut d’Histoire Sociale du Syndicat, allez fouiller un peu vos archives et posez vous les bonnes questions, faites du syndicalisme et non de la politique, même si dans vos gènes les deux sont liés, mais à géométrie variable. Car il est vrai que chez vous lorsque l’on est syndicaliste et candidat communiste ou Front de Gauche à une élection politique, on est un héros, par contre si l’on appartient à votre syndicat et que l’on se présente sous l’étiquette Front National on devient un renégat et l’on est exclus au terme d’un procès stalinien comme vous savez si bien les organiser. Alors cessez de nous donner des leçons de démocratie, d’histoire et de patriotisme. Les dirigeants communistes ont  bien été les alliés des nazis dès le début de la seconde guerre mondiale dès que Staline et Hitler ont signé le pacte germano-soviétique. Si vos dirigeants ne s’étaient pas sentis trahis qu’en serait-il devenu de votre patriotisme à l’égard de notre nation ?
 
En ce qui concerne l’hommage à Mamadou Hadi Ba dit "Addi-Ba ", nous n'avons pas attendu après vous et lui avons rendu hommage lors de la cérémonie de libération de Serocourt, près de Monthureux sur Saône, en septembre dernier. En effet ce jour, il fut mis à l’honneur en tant qu’instigateur du premier maquis vosgien dans la plaine des Vosges. Après une dénonciation par des "collabos ", la nation à mis honteusement plus de 60 ans pour reconnaître son sacrifice, puisqu’il ne reçu à titre posthume la médaille de la Résistance qu’en 2003.  Nous savons nous aussi faire preuve de reconnaissance envers ceux qui se sont sacrifiés pour notre pays, et le prouvons par notre présence auprès des anciens combattants lors des cérémonies patriotiques où vous êtes malheureusement généralement absents, alors que nombre de syndicalistes, patriotes avant tout, ont donné leur vie aux côtés de nos soldats pour notre pays.
 
Et enfin, pour clore cet ode à la « Pravda », la diatribe d’un pseudonyme, par ailleurs pseudo procureur qui rédige une chronique "anti FN" sur deux colonnes en copié-collé d’articles trouvés ça et là dans la presse nationale. Le jour où nous aurons du temps à perdre, nous ferons une compilation des erreurs ou confusions de chiffres des uns et des autres, de droite comme de gauche, dans l’histoire de notre République, et Dieu sait si elles sont nombreuses, à commencer par l’hilarante prestation d’Henri Krasucki, alors responsable de la CGT, qui fut incapable de lire le montant d’un chèque tant il y avait de chiffres, ou la sempiternelle question du prix de la baguette qu’aucun de nos élus ou dirigeants est incapable de donner.
 
Au-delà de cela, il nous est plus important de retenir que les préoccupations actuelles de nos concitoyens ne se chiffrent pas en milliards d’euros, mais au niveau de leur porte monnaie et du peu d’euros qui y trouvent place. Les 8 millions de pauvres, au bas mot, veulent savoir comment vivre avec moins de 10 euros par jour, et bien souvent moins hélas. Le souci des politiques doit se situer là. Il faut redonner espoir à nos compatriotes ressentant de plus en plus d’injustice. Nous, militants et candidats du Front National l’entendons tous les jours dans nos rencontres avec ceux qui souffrent. Certains d’entre nous sont confrontés à cette précarité car elle n’a pas de couleur politique, elle frappe tout le monde, et personne n’est malheureusement à l’abri. Voilà sur quoi il faut réfléchir et agir pour le bien commun au lieu de se torturer les méninges à parler de l’autre.
 
La mission des responsables et candidats du Front National aux prochaines élections  se situe dans cette réflexion. Nous mettons notre énergie à développer des idées pour le bien de nos compatriotes trop malmenés  et trop souvent abandonnés dans l'indifférence la plus totale aujourd’hui.
 
Et puisque nous sommes en République, il faut que nos opposants admettent que la pluralité politique en est un des fondements et que l’on tire sa légitimité du vote des électeurs et non des états d’âme de qui que ce soit. D'ailleurs si en tant qu'éditorialistes ce monde et cette démocratie ne vous convient pas, nous vous convions à poser momentanément la plume et à enfin agir concrètement en vous présentant avec ou sans étiquette aux différents scrutins qui vont rythmer les prochaines années. Car même si les écrits sont importants dans une démocratie, le changement de société se fait dans les urnes. Mais dans ce cas on ne demande pas du "bla-bla" mais des résultats.
 
Dominique Thomas
Secrétaire Départemental adjoint du FN Vosges
 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire