jeudi 3 octobre 2013

Le vote UMP : démonter le mécanisme

 
     Impôts locaux, subventions, revendications communautaristes, insécurité... Voilà le prochain menu du candidat FN en porte à porte ou en débat municipal. Dans les communes socialistes, d'aucuns jugeront la tâche relativement aisée. Erreur. Ce beau discours risque de tirer les marrons du feu en faveur … du candidat UMP !  Car, en face d'un électeur UMP, l'argumentation n'est pas si facile. L'héritage calamiteux du sarkozisme ? Cela ne suffit pas. En retour, on vous jette à la figure de vieilles gestions municipales FN pas toujours très réussies, on vante l'intérêt d'un notable  à la mairie, mais surtout on vous accuse ! Voter FN, c'est un vote perdu (« regardez, pas de groupe FN à la Chambre »). Ou pire : voter FN c'est voter PS.  C'est là qu'il faut demander un peu d'attention à l'électeur intoxiqué. On doit lui retourner cet argument comme un gant. On va lui prouver que depuis l'ère Mitterand-Chirac, c'est son vote à droite qui est un vote perdu et même un vote socialiste.
  
     Abandon de la souveraineté nationale, soumission à l'ultra-libéralisme mondialiste, soumission aux lois et directives de l'Union Européenne, telles sont les bases mortelles de la politique actuelle de la France. Le PS au pouvoir s'y vautre sans état d'âme. Or l'UMP aussi !!! Et de façon pire encore ! Avant les élections présidentielles et législatives, ils promettent une politique carrément opposée, avec des copiés-collés de chapitres pillés dans le programme FN. Et une fois au pouvoir, tout ça part à la poubelle.
 
     Mais voici la question fondamentale : pourquoi donc ce mensonge fonctionne-t-il à chaque élection?  Pourquoi ne profite-t-il jamais aux candidats députés FN ?
 
     Aux législatives 1988, par un accord inique entre le RPR et le PS, un mécanisme de verrouillage a été soigneusement confectionné pour éliminer systématiquement les députés du Front National. Support de cet accord : le scrutin majoritaire à deux tours sans la moindre dose de proportionnelle, système antidémocratique rejeté par les 26 autres pays de l'Union Européenne sans exception.
 
     1°) Le Royaume Uni fonctionne avec un seul tour. Simple : chaque élection remportée à la majorité relative donne un député.
     2°) L'Allemagne, la Hongrie, la Roumanie et la Lituanie offrent aux électeurs une dose de proportionnelle.
     3°) Les 21 autres pays élisent carrément leurs députés à la proportionnelle.
 
     Dans ces 26 nations, le Front National obtiendrait sans coup férir un Groupe à l'Assemblée Nationale à chaque élection législative. En France, ce serait encore possible si l'UMP était vraiment la concurrente du PS comme elle le prétend. Mais les deux partis ont pactisé et votent ouvertement l'un pour l'autre au deuxième tour contre le Front National. Ils confisquent ainsi alternativement le pouvoir, main dans la main. Et pour finalement faire la même politique. Voilà pourquoi, cher électeur, voter UMP dans n'importe quel scrutin, c'est voter socialiste quel que soit le vainqueur. Il n'y a qu'un vote utile : le vote pour ses idées.
 
 
François Sage
Ancien Conseiller Municipal de Contrexéville
 
 

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