vendredi 25 janvier 2013

Un fait de crime passé presque inapercu dans notre département


Les fêtes du Nouvel An ne se sont pas déroulées comme prévu pour une famille en périphérie de Rambervillers. Un homme d'une trentaine d'année  a abusé à deux reprises le 28 et 30 décembre derniers de la petite fille  de 10 ans de sa compagne.

La maman de la petite ayant été témoin de la 2ème agression, elle a déposé plainte à la gendarmerie. Cette autorité ayant un témoin et connaissant l'auteur des faits, le processus de ce genre d'affaire s'est mis en marche rapidement : Interpellation de l'individu le 1 janvier dans la matinée, auditions, confrontation entre la brigade de Rambervillers et la brigade de recherche de Saint Dié, garde à vue de 48h pour l'interessé.

Par la suite, l'individu a été déféré au parquet d'Epinal et mis en examen par la juge d'instruction pour 4 chefs d'accusations :
- Agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans les 28 et 30 décembre 2012
- Viol sur mineur de moins de 15 ans le 30 décembre
- Coups et blessures sur sa compagne

Il faut quand même signaler qu'après le préjudice subi par cette petite fille, elle a dû s'astreindre de faire des examens complémentaires à l'hôpital d'Epinal et au CHU de Brabois ayant une cellule spéciale pour ce genre de cas. (La petite s'est d'ailleurs montrée très courageuse devant le personnel hospitalier).

Notre Justice a cette affaire en cours, espérons que pour une fois elle sera à la hauteur de ce que l'on attend d'elle.
A ce jour, l'auteur des faits est écroué en détention préventive à la maison d'arrêt d'Epinal. Rappelons que si les chefs d'accusations ne sont pas requalifiés, il sera passible des assises avec, à l'issue, une peine d'emprisonnement de 8 à 15 ans comme prévu normalement dans notre code pénal (sauf erreur).
Comme nos juges d'instructions sont relativement long pour clôturer une affaire, d'autant plus que nos tribunaux sont saturés, le procès de ce crime horrible ne devrait pas avoir lieu avant 18 a 20 mois. Nous donnons alors rendez-vous a la justice lors de ce procès.

Abolie en 1981, nous sommes persuadés qu'à l'heure actuelle un référendum sur le retour de la peine capitale est nécessaire pour des actes de ce type. En effet, pour ce genre d'affaire, quels types de châtiments peut-on instaurer ? Sachant qui plus est que la détention à perpétuité n'est, dans les faits, jamais appliquée.


Philippe Camaille
Responsable des cantons de Raon et Senones

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire