samedi 10 novembre 2012

Le Trou de la Sécurité Sociale : un leurre !


Le « trou » de la Sécurité Sociale : un leurre créé et entretenu pour culpabiliser, ponctionner, sanctionner les Français

Les choses sont extrêmement simples et la très sérieuse et officielle Commission des Comptes de la Sécurité Sociale (CCSS) l’indique tous les ans dans un tableau très clair.

L’Etat ne compense pas totalement les exonérations de charges, accordées aux entreprises pour favoriser l’emploi, et cela depuis 20 ans.

Cette compensation est seulement de 80% : pourquoi pas 100% ? … mystère.

Il ne faut donc pas s’étonner qu’il y ait un manque pour la Sécurité Sociale.

Ce graphique est issu du bulletin de l’Acoss de novembre 2011. L’Acoss est chargée d’assurer la gestion commune de la trésorerie des différentes branches du régime général de la Sécurité sociale

Ce qui est figuré en violet est la part que l’Etat ne rembourse pas à la Sécurité Sociale : soit 2 milliards par an depuis 20 ans, c’est-à-dire un montant de 40 milliards d’euros !

L’Etat doit donc 40 milliards d’euros à la Sécurité Sociale : voilà l’explication du fameux « trou » qu’on agite tel un épouvantail pour apeurer et culpabiliser les Français, et justifier tout un tas de mesures restrictives : déremboursements de médicaments, contrôles autoritaires des patients, des professions de santé, des hôpitaux, et, bien entendu, augmentation des cotisations...
Dernière punition en date : sanction des patients qui refusent les génériques (et ils les refusent à juste titre, car leur efficacité et leur tolérance sont sujets à caution ; les agences du médicament font des études, mais ne les publient pas). Ainsi, depuis le 1er juillet 2012, les assurés sociaux qui refusent ces copies de médicaments, moins chères que l’original, ne bénéficient plus du tiers payant.

Exemple de ces aberrations : le déremboursement des toniques veineux. La pathologie veineuse est omniprésente dans nombre de registres de la pathologie humaine : troubles vasculaires, traumatologie, gynécologie, rhumatologie, gérontologie… car la veine assure la détoxication de l’organisme. Le prix de ces médicaments déremboursés ayant augmenté, les patients sont contraints de s’en passer, induisant une aggravation de leurs problèmes de santé, ce qui in fine accentue les coûts ! Et ce sont nos seniors les plus vulnérables. Et, un jour, nous serons tous des seniors.

Le « trou de la Sécu » est donc un leurre construit par nos décideurs politiques de tous bords pour persécuter les Français et les montrer du doigt, les accusant d’être des gaspilleurs, des hyperconsommateurs irresponsables (cf les campagnes culpabilisantes sur les antibiotiques), et les médecins de mauvais prescripteurs.
 
Ainsi, grâce à cette stratégie perverse, pratique-t-on allègrement des coupes sombres dans les effectifs hospitaliers, ainsi multiplie-t-on les déremboursements, ainsi oblige-t-on les Français à prendre des médicaments à l’efficacité douteuse, ainsi augmente-t-on les cotisations, ... ainsi fait-on des "économies", sans se soucier des conséquences destructrices pour la santé des Français, car les privant d’un accès légitime à des soins de qualité et aux progrès de la science.

Les propositions du FN en matière de Santé : http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/avenir-de-la-nation/sante/


Jean-Bernard Fleck
Responsable de la Riposte Internet
Médecin Généraliste

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