lundi 1 octobre 2012

Intérêts de la dette : marqueur de l'incompétence de nos décideurs politiques

Article argumentatif et explicatif sur les problèmes des intérêts de la dette en France


"Avec 46,9 milliards d'euros, la France consacrera plus d'argent en 2013 à rembourser les intérêts d'emprunts à ses créanciers qu'à former ses enfants: le budget de l'enseignement scolaire s'élèvera à 45,7 milliards d'euros l'an prochain." indique le Figaro.fr du 28 septembre 2012.

Cette simple phrase illustre parfaitement le mal français, résultat de l’incompétence et de l’irresponsabilité de nos gouvernants depuis 30 ans.
Cette simple phrase est une tragédie comme le glas qui sonne car on va déverser des sommes gigantesques pour rien : la totalité de l’impôt sur le revenu qui devrait servir à construire des routes, des hôpitaux… et surtout à former nos enfants, va aller dans des poches d’une minorité : les banques.
La totalité de l’impôt sur le revenu va uniquement être destiné à assurer le paiement des intérêts de la dette.

Un seuil vient d’être franchi : on peut parler de pathologie économique.

La France est à présent classée au 21è rang mondial, en terme de compétitivité économique : moins 6 places en 4 ans ! Il y a eu peu de commentaires de nos éditorialistes sur le sujet.

En médecine, une maladie est dite « compensée » quand le corps parvient à parer à toutes les dysfonctions ; puis un jour, quand toutes les possibilités de compenser le problème ont été épuisées, on parle de « décompensation » et on bascule dans l’irrémédiable, l’irréversible.

Cette bascule, cette décompensation, est-elle en train de s’opérer pour la France et les Français ?

- Le mal français : l’incompétence des politiciens qui la dirigent depuis  30 ans.
Certains disent que cette mauvaise gestion est intentionnelle, stratégique. En tous cas, nos décideurs savent manier une arme fatale : la peur. Le système aime cultiver la peur, car la peur inhibe. C’est pourquoi ils ont inventé « la criiise », dont il dit qu’elle va durer, forcément.

- Les moyens pour faire face à la décadence économique (chômage, déficits, dette) : des discours, des impôts, des taxes… et surtout des excuses : souvenez-vous, sous Giscard, on avançait le prix du pétrole et le dollar… sous Mitterrand, l’héritage laissé par les autres… et maintenant, la « criiise » : c’est le syndrome du « C’est pas moi, M’sieur ! ». Cerise sur le gâteau : ils ont instauré un mode de scrutin qui verrouille tout et les maintient au pouvoir, en maintenant de facto les mêmes mauvaises recettes.

Les intérêts de la dette

Totalement oubliés malgré leurs importances, masqués par les politiciens, les intérêts de la dette ont pris une part grandissante dans le fromage de répartition des budgets. Mais personne n’en parlait. Pour la raison simple qu’ils sont le marqueur princeps d’une mauvaise gestion, qu’aucun politicien aux commandes de la France depuis 30 ans ne veut bien entendu reconnaître. A présent, le montant que ces intérêts représentent est visible, trop visible. C’est une explosion au même titre que la dette. Et l’adjonction des 2, intérêts et dette, s’entretiennent et s’aggravent mutuellement, dans un cercle vicieux auto-entretenu.

En médecine, rien de pire qu’un cercle vicieux auto-entretenu, puisque auto-aggravatif.

Le médecin compétent trouvera le traitement adéquat,  car il s’attaquera à la cause, aux causes. Il ne balancera pas des traitements symptomatiques, ou des leurres, comme c’est le cas depuis 30 ans et qui ne font qu’accentuer et chroniciser le mal.

Les causes du mal

1 – les fondamentaux du système gouverneur, qui sont uniquement financiers

2 - ces financiers assurent donc l’élection des politiciens car ils ont su détecter chez eux leur principale caractéristique, l’avidité, le culte de l’ego : ayant goûté à la soupe (carrière, pouvoir, salaires, avantages de tous ordres – syndrome DSK), ils n’ont d’autre but que de se faire réélire : une véritable addiction qu’il faut satisfaire par tous les moyens, c’est ce qui explique qu’ils nous racontent tout et, le lendemain, son contraire.

3 - les médias sont leur relais amplificateur.

4 - le mode de scrutin qu’ils ont instauré, pour empêcher le renouvellement et cadenasser, et donc pérenniser, ce même système

Le traitement de la cause fondamentale : il est très difficile, car la puissance du système est colossale, planétaire et le mal est ancré, et tout est fait pour se maintenir, comme le chien s’accroche à son os, quitte à dégommer des nations et des peuples.

Le grain de sable thérapeutique

Mais on peut arrêter un rouleau compresseur en mettant un petit grain de sable dans le moteur.

Le traitement est efficace s’il est ciblé, intelligent, exploitant les failles du système.

Seul le renouvellement des politiciens permettra de nous en sortir. Un autre cercle, vertueux, bénéfique celui-là, s’instaurera.

Mais le mode de scrutin est intouchable : la proportionnelle aux législatives existe partout en Europe, sauf en France.

Gageons que les municipales de 2014 seront sans doute le déclencheur thérapeutique…



Jean-Bernard Fleck
Responsable de la riposte internet
Médecin Généraliste


Les propositions du FN sur la dette et la crise :








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