samedi 11 août 2012

Le Thorium : Avenir du Nucléaire Français


« Les choix énergétiques doivent être logiques et non dirigés par les seuls intérêts économiques des industriels du secteur. C'est la raison pour laquelle il est important qu'une recherche académique soit menée. Elle doit être le garant d'une transparence et d'une diffusion objective des connaissances. Le nucléaire du futur et la filière du thorium figurent ainsi parmi les douze thèmes du programme Énergie du CNRS. », déclarait en 2003 (!) Jean-Marie Loiseaux, chercheur au LPSC, le Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie à Grenoble.

De quoi s’agit-il ?

D'ici 2050, la population mondiale devrait passer de 6 milliards à 10 milliards d'individus. Ce saut démographique global couplé au fort développement des pays en voie de développement va se traduire par une augmentation de la consommation d'énergie mondiale estimée au double de la demande actuelle.

Quels sont les scénarios envisagés pour faire face à la demande énergétique ?

- la continuité du développement des réacteurs à eau pressurisée (REP) actuels qui fonctionnent avec l'uranium enrichi comme combustible. Problème : « Cela n'est pas compatible avec un développement durable, commente Daniel Heuer, autre physicien du LPSC. En effet, les réserves de vingt millions de tonnes d'uranium dans la nature seraient totalement épuisées en quarante à soixante-dix ans.
Par ailleurs, cette option génère des quantités très importantes de plutonium et de déchets radioactifs : les actinides mineurs (américium, curium et neptunium) très difficiles à recycler. »

- le développement de réacteurs à neutrons rapides (RNR)
« régénérateurs ou surgénérateurs » qui utilisent comme combustible le plutonium produit par les réacteurs à eau pressurisée. Avantage : il produit plus de matière fissile qu'il n'en consomme. Ce scénario permettrait une multiplication des réacteurs, mais ne suffirait pas pour atteindre raisonnablement la production envisagée pour 2050. S'il permet le recyclage du plutonium, il présente l'inconvénient majeur de le faire circuler en très grande quantité, ce qui rend la filière difficile à gérer et son acceptation sociale encore plus délicate.


Le thorium

Comme les deux premiers scénarios ont leurs faiblesses, les chercheurs se sont penchés sur une nouvelle filière : les réacteurs à sels fondus (RSF) régénérateurs associés au cycle du thorium. « Nous sommes partis sur l'idée simple, explique Jean-Marie Loiseaux, que la meilleure façon de gérer les déchets du nucléaire c'est d'en produire le moins possible. La filière du thorium est, dans ce sens, prometteuse. Les réacteurs à sels fondus utilisent, à la différence des autres, un combustible liquide. Comme il circule, il fait aussi office de « transporteur de chaleur ». Il permet par ailleurs, sans qu'on ait besoin d'aller au cœur du réacteur, de récupérer directement tout au long du circuit les produits de fission qui l'empoisonnent. »
Passé l’explication scientifique qui dépasse le citoyen lambda, mais qu’il fallait bien aborder, le citoyen lambda a néanmoins parfaitement conscience que l’enjeu énergétique est majeur : les politiques doivent informer le public sur cet enjeu, car ce sont nos enfants dont il s’agit.


Le Front National en précurseur

Or le Front National, dès 2007, dans le cadre des propositions programmatiques pour la campagne présidentielle, avait été le seul, en matière énergétique, à promouvoir le développement de la filière du thorium.
Gageons que le Front National démontrera une nouvelle fois sa pertinence, en terme de choix bénéfiques pour la France, en engageant et encourageant, sans perdre de temps, une réflexion sur le développement de cette nouvelle voie du thorium qui assurerait à la fois notre indépendance énergétique et des avantages économiques et sociaux considérables pour notre pays.

Jean-Bernard Fleck
Responsable de la Riposte Internet
 Expert énergétique


Des liens pour le lecteur :
et la synthèse la plus complète, faisant référence aux travaux du plus grand spécialiste en la matière, M. Alfred Lecocq :

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